Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani… le calme d'un homme d'État

Par Abderrahmane Nouh

Dans le monde de la politique, où les voix s'élèvent et où les affrontements se durcissent, le calme demeure une qualité rare, tandis que les hautes valeurs morales constituent un capital que seuls quelques-uns possèdent. C'est dans cette perspective que nombre d'observateurs considèrent le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani comme l'archétype d'un homme d'État serein, pondéré et humble, privilégiant le dialogue à la confrontation et convaincu que le service des citoyens est plus noble que la recherche du tumulte.

Pour de nombreux Mauritaniens, l'image du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani est ainsi associée à la bienveillance, à la tolérance, à la modestie et à la proximité avec les citoyens de toutes les catégories sociales, en particulier les plus vulnérables et les plus démunis. À leurs yeux, il ne traite pas les personnes avec arrogance ou condescendance, mais avec respect et simplicité, héritant de valeurs issues d'un milieu social réputé pour sa générosité, son authenticité et sa noblesse de caractère.

Une grande partie de la population estime également que le chef de l'État est animé d'un esprit de tolérance, étranger à la rancœur comme à l'esprit de vengeance. Depuis son accession à la magistrature suprême, il aurait choisi de faire de l'apaisement, de l'équité et du renforcement de l'unité nationale les fondements de son action, à un moment où le pays avait plus que jamais besoin de stabilité et de cohésion.

Toutefois, aussi sage soit-il, aucun dirigeant ne peut réussir seul. Le président a besoin d'un entourage loyal et de conseillers qui placent l'intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers, qui aient le courage de lui dire la vérité et de lui prodiguer des conseils sincères, plutôt que de s'adonner à la flatterie, à l'hypocrisie, à l'embellissement des erreurs et à la dissimulation des réalités.

Le plus grand danger auquel peut être confronté un chef d'État ne vient pas nécessairement de ses adversaires déclarés, mais de ceux qui l'entourent lorsqu'ils font prévaloir leurs intérêts personnels sur ceux du pays, lui ferment l'accès à la vérité et l'éloignent des préoccupations et des souffrances de ses concitoyens. Un entourage vertueux constitue un appui précieux pour le gouvernant ; un mauvais entourage devient, au contraire, un fardeau pour lui comme pour la nation.

Depuis son entrée en fonction, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a dû faire face à d'importants défis politiques, économiques et sociaux. Le processus de réforme s'est également heurté à de nombreux obstacles. Beaucoup de Mauritaniens considèrent que ces difficultés ne sont pas tant le résultat d'un manque de volonté que l'héritage d'accumulations anciennes et des insuffisances de certains responsables qui n'ont pas été à la hauteur des attentes des citoyens.

Aujourd'hui, l'espoir demeure que le président poursuive son œuvre de réforme en s'entourant de femmes et d'hommes compétents, intègres et sincères, capables de lui présenter la réalité telle qu'elle est, et non telle que certains bénéficiaires de privilèges souhaitent la lui faire voir. Que le seul critère d'accès aux responsabilités demeure le service exclusif du citoyen et de l'intérêt général.

Puisse Dieu accorder au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani la réussite dans tout ce qui sert le bien de la Mauritanie et de son peuple, l'aider à assumer la lourde responsabilité qui lui incombe, lui accorder un entourage intègre qui l'oriente vers le bien et l'y soutienne, l'éloigner des flatteurs et des hypocrites, et préserver le pays dans la sécurité, la stabilité et la justice, pour le bénéfice de tous les Mauritaniens.