Yarba Ould El Mane analyse la conjoncture économique actuelle et les efforts de la Mauritanie pour amortir la crise

Dans les moments décisifs, les États sont jugés à leur capacité à protéger les populations avant les chiffres. Aujourd’hui, alors que le monde traverse une vague économique difficile qui épargne ni les grandes puissances ni les riches pays pétroliers, la Mauritanie, sous la conduite de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et à travers l’action du gouvernement dirigé par El Moctar Ould Diay, s’affirme comme un choix constant en faveur de la stabilité sociale.

Les données internationales illustrent clairement l’ampleur des pressions. Dans les pays du Golfe, malgré l’abondance pétrolière, des hausses significatives des prix des carburants ont été enregistrées, atteignant près de 72 % dans certains cas, comme aux Émirats arabes unis, et environ 7 % au Qatar. En Égypte, les augmentations ont dépassé 23 % pour certains produits, sous l’effet des coûts d’importation. Par ailleurs, plusieurs pays d’Europe et d’Asie ont adopté des mesures d’accompagnement, telles que des taxes supplémentaires et des politiques de rationalisation énergétique, pour faire face à la volatilité des marchés mondiaux.

Dans ce contexte, la Mauritanie a opté pour une approche différente : absorber le choc plutôt que le répercuter sur le citoyen. L’État prend en charge plus de 90 % de l’écart des prix des carburants, tout en maintenant stables les tarifs de l’électricité et du transport public, et en renforçant les mécanismes de soutien en faveur des populations vulnérables et des travailleurs à faibles revenus. Une orientation qui traduit un engagement concret en faveur de la préservation du pouvoir d’achat et de l’équilibre social.

En revanche, les tentatives d’exploitation de cette conjoncture internationale pour attiser les émotions ou présenter une image biaisée de la réalité relèvent d’une lecture hors contexte. Elles ne reflètent ni l’ampleur des efforts consentis ni la nature des choix opérés. Les faits montrent que la stabilité intérieure observée n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une politique claire plaçant le citoyen au cœur des priorités.

Cette démarche, alliant responsabilité économique et sensibilité sociale, consolide la conviction que la protection du citoyen demeurera au centre de la décision publique, et que la poursuite de cette voie constitue la meilleure garantie pour traverser les turbulences internationales avec le moindre coût social possible.

Yarba Ould El Mane,

Membre de la commission permanente du parti El Insaf chargé de la communication

(Traduit de l'arabe par Sneiba Mohamed)